Vernissage de l'exposition « Mélanie Challe, La lumière à l'envers »
Détails
Description
Mélanie Challe, La lumière à l'envers
Du 4 novembre 2026 au 30 janvier 2027, la médiathèque André Malraux de Maisons-Alfort ouvre ses portes à l’univers de Mélanie Challe et dévoile, pour la première fois, sa nouvelle série de photographies consacrée aux bords de Marne, ce fleuve familier qui scande les jours et les saisons des habitants de Maisons-Alfort et du Val-de-Marne. Dans ces images, l’eau, la lumière et les arbres deviennent les voix d’un récit silencieux, un itinéraire poétique où le regard se laisse porter par la douceur du paysage et la vibration du vivant.
En écho à cette création inédite, l’artiste présente également un ensemble de photographies réalisées à Maisons-Alfort et en Île-de-France, choisies parmi ses séries antérieures, dont Chemin de vie et Inflorescences. Près de quarante œuvres composent ainsi un parcours sensible et attentif au territoire, où la nature, saisie au fil des saisons, révèle ses métamorphoses les plus subtiles.
Remercier le paysage
Cette exposition accompagne la parution du livre La lumière à l’envers, paru en 2025 aux éditions Zinzinule, dans lequel les photographies de l'artiste trouvent un contrepoint vibrant dans les poèmes d’Anne Barousse. Dans cet ouvrage, la photographe a souhaité rendre hommage à ses promenades d’enfance sur les bords de Marne. « C’est une manière de remercier ces paysages qui nourrissent mon émerveillement depuis toujours », explique Mélanie Challe. Arbres, lumière, ciel et reflets sur l’eau composent cette ode à la lenteur et à l’observation, mettant en lumière des paysages accessibles à tous les habitants des bords de Marne. « Je suis allée sur place plusieurs fois sans photographier, afin de vivre l’instant avant de retranscrire mes sensations. »
Nature et corps en mouvement
Photographe et peintre, Mélanie Challe est diplômée du master Artenact, une formation transdisciplinaire mêlant pratique artistique, action pédagogique et neurosciences. Deux axes principaux se dégagent de son œuvre : la nature et le corps en mouvement. Elle puise dans son quotidien ses sources d’inspiration, se concentrant sur le sensible, le langage du corps et du vivant. Sa volonté est de partager les analogies entre l’être humain et la nature, qui se rencontrent à la jonction de leurs fragilités respectives. Son travail invite à un temps de méditation, en phase avec sa maîtrise professionnelle du yoga et sa pratique d’une calligraphie libre. Il s’en suit une perte de repères pour aller à l’endroit du perceptif, pour laisser davantage place au regard et à une appréhension plus spontanée et sensible du monde.
Pour cela, elle expérimente différentes techniques (cyanotype, palladium, transfert, gravure) et supports photographiques (papier japonais, textile) qui lui permettent de traduire une relation au monde au-delà du perceptible. Exposée à la biennale Foto Rio au Brésil, au Centre Culturel Français en Chine, en Australie et en France, elle a reçu le Prix France Info-XXI du web documentaire pour Hakim, un autre visage et le Prix du meilleur documentaire CIRCOM pour Les Dames de chœur.
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